Kandahar
Deuxième ville d’Afghanistan après Kaboul, Kandahar vit à l’ombre de son passé impérial : c’est ici qu’Ahmad Shah prit la ville en 1747 et en fit la capitale de son nouveau royaume, avant que Kaboul ne prenne le relais dans les années 1780. Posée près de l’Arghandab qui lui fournit l’eau en abondance, à la croisée de routes importantes, la grande ville pachtoune reste rugueuse et très conservatrice. On n’y vient jamais par hasard, et rarement sans avoir réglé la question de rester joignable.

Rester connecté à Kandahar
Trois réseaux se partagent la ville : Afghan Telecom 4G, Roshan 4G et Etisalat 4G. En pratique, la 4G se tient correctement dans le tissu urbain dense, autour du Vieux Kandahar et le long des grands axes routiers qui font de la ville un carrefour depuis des siècles. Dès que l’on s’écarte vers la vallée d’Arghandab ou vers les terres cultivées qui bordent la rivière, le signal devient nettement plus irrégulier : la 4G retombe en 3G, parfois en simple voix, et les coupures d’électricité pèsent sur les relais. Le réflexe utile consiste à télécharger vos cartes, vos billets et vos documents pendant que vous captez bien. Le wifi public, lui, ne doit jamais servir de plan principal : on en trouve dans quelques hôtels et bureaux, partagé entre trop d’appareils, lent aux heures pleines, rarement fiable pour un appel vidéo, et jamais l’endroit où sortir vos accès sensibles. D’où l’intérêt d’une eSIM installée chez vous, en wifi, avant le départ : le profil se télécharge tranquillement, il ne reste qu’à l’activer une fois posé à Kandahar, sans chercher de boutique ni de guichet. À l’arrivée, activez « Données à l’étranger » sur la ligne Flytel et vous êtes connecté tout de suite, sans les frais à l’étranger de votre opérateur habituel. Le partage de connexion fonctionne normalement : votre téléphone dépanne un ordinateur portable ou l’appareil d’un collègue. Pour le cadre national, lisez notre guide pays, et retrouvez les enveloppes de données sur la fiche eSIM Afghanistan, dès 2,99 €.
- Installez et testez votre eSIM en wifi à la maison, quelques jours avant le vol : le profil se télécharge une seule fois, l’activation se fait ensuite sur place.
- Chargez vos cartes hors ligne, vos confirmations et vos contacts pendant que vous captez bien en ville, avant toute sortie vers la vallée d’Arghandab.
- Emportez une batterie externe : les coupures d’électricité sont fréquentes et un téléphone à plat vous coupe de tout.
- À l’arrivée, activez « Données à l’étranger » sur la ligne Flytel, puis servez-vous du partage de connexion pour vos autres appareils.
Les quartiers à connaître
Vieux Kandahar
La vieille ville créée par Ahmad Shah, dominée par son mausolée, sur un site déjà occupé à l’époque de l’empire achéménide.
Le quartier du marché
Le ventre commerçant de la ville, assez emblématique pour avoir été reproduit dans un jeu vidéo, bruyant et dense aux heures de pointe.
Vallée d’Arghandab
Au nord, l’entrée de la vallée où coule l’eau qui irrigue la région, repérable à son célèbre rocher en forme d’éléphant.
Quartier de l’aéroport
À bonne distance du centre, une zone à part, très contrôlée, qui a longtemps accueilli les contingents internationaux de l’ISAF.
Les incontournables
Mausolée d’Ahmad Shah
Le tombeau du fondateur de l’Afghanistan domine la vieille ville qu’il a lui-même fait naître au XVIIIe siècle.
Le Vieux Kandahar
Le noyau ancien de la cité, occupé dès l’époque achéménide, où l’on a mis au jour des fragments de tablettes cunéiformes.
L’inscription bilingue de Kandahar
L’un des édits d’Ashoka, gravé en grec et en araméen : une trace rare du dialogue entre monde indien et monde hellénistique.
Le site antique de Mundigak
Établi vers 3000 av. J.-C., c’est près de cet emplacement que Kandahar a été fondée.
La vallée d’Arghandab
L’eau en abondance, des terres vertes aux portes de la ville et un rocher en forme d’éléphant que tout le monde connaît ici.
Le marché de Kandahar
Le grand marché de la ville, assez célèbre pour avoir inspiré un décor de jeu vidéo en 2010.
Se déplacer
Kandahar se déplace par la route. La ville est installée à la croisée de routes importantes, ce qui explique son rôle de carrefour depuis l’Antiquité : ce sont ces axes qui la relient à Kaboul et qui mènent, à quelques minutes du centre, vers la vallée d’Arghandab. Il n’existe ni métro ni tramway, tout se fait en véhicule, et mieux vaut passer par un chauffeur connu, convenu à l’avance, plutôt que de héler une voiture au hasard. L’aéroport international, à l’écart de la ville, est l’autre porte d’entrée : point très surveillé, il a servi de base aux contingents canadien puis français de l’ISAF. Dans tous les cas, prévoyez large sur les temps de trajet, gardez votre itinéraire enregistré hors ligne et prévenez toujours quelqu’un de vos déplacements.
Bon à savoir
- Consultez les recommandations officielles aux voyageurs avant tout projet de séjour : Kandahar est passée aux mains des talibans le 13 août 2021 et la situation y reste sensible.
- La ville est très conservatrice : tenue couvrante, discrétion, et jamais de photo sans avoir demandé, surtout près des sites officiels et de l’aéroport.
- Gardez une copie papier et une copie hors ligne de vos documents, l’accès aux services en ligne pouvant s’interrompre sans prévenir.
- Prévoyez du liquide et de l’autonomie électrique : ne comptez ni sur un paiement dématérialisé, ni sur une prise disponible en permanence.
- Kandahar est chef-lieu de sa province et compte près de 491 500 habitants : les distances internes sont réelles, ne sous-estimez pas les trajets.
Questions fréquentes
Partez
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