Pas forcément. Un seul forfait suffit s’il compte des données mobiles en Suisse et inclut les appels passés depuis la Suisse et vers les numéros suisses, comme les forfaits Flytel. Un deuxième forfait reste utile pour un numéro professionnel imposé par l’employeur. Les forfaits Flytel comptent de 20 Go à 50 Go de données mobiles pour la Suisse, l’Europe, l’Andorre et les DOM. Appels et SMS y sont illimités depuis et vers la Suisse, dans la limite de 50 heures d’appels, 2 000 SMS et MMS et 199 correspondants différents par mois.
Ce guide parle du forfait mobile. Le choix d’assurance maladie du frontalier, LAMal ou « CMU frontalier », est expliqué sur la page assurance maladie.
Pourquoi tant de frontaliers ont deux forfaits
Le deuxième forfait est un plan de repli : quand le forfait français coupe les données mobiles en Suisse, ou les facture au mégaoctet, c’est lui qui les fournit sur place.
Cela règle les données mobiles. En échange, deux forfaits demandent un peu d’attention, toute l’année.
Ce que le deuxième forfait coûte
- Un numéro que personne n’appelle. Vos proches, votre banque et votre médecin ont l’ancien. Le deuxième numéro ne sert qu’aux données mobiles : évitez de le donner, sinon on vous appellera sur un numéro que vous n’utilisez pas.
- Deux forfaits à suivre. Deux factures, deux dates, deux espaces client. Peu à chaque fois, mais toute l’année.
- Un téléphone qui accepte deux cartes SIM. Deux forfaits actifs demandent un appareil compatible, ou un deuxième téléphone. Il faut aussi choisir la carte SIM des appels, celle des SMS et celle des données mobiles. Une eSIM évite la deuxième carte SIM physique : quelle eSIM pour la Suisse, et ce qu’elle couvre.
Quand deux forfaits restent le bon choix
Le deuxième forfait se justifie dans deux cas.
- Un numéro professionnel imposé par l’employeur. Il ne se remplace pas. Il cohabite simplement avec votre forfait personnel : voyez la carte SIM virtuelle.
- Un usage occasionnel. Si vous passez la frontière deux fois par mois, gardez ce que vous avez. Cette page s’adresse à ceux qui la passent deux fois par jour.
Vous consommez beaucoup en Suisse ? Un forfait français reste prévu pour un usage principalement en France : vos consommations en Suisse ou en Europe ne doivent pas dépasser régulièrement celles réalisées en France. Voyez la règle d’usage, avec un exemple, et mesurez d’abord combien de données mobiles il vous faut.
Faut-il un numéro suisse quand on est frontalier ?
Pas pour appeler ni pour être joint. Un numéro français suffit si le forfait inclut les appels passés depuis la Suisse et les appels vers les mobiles suisses : c’est le cas de tous les forfaits Flytel. Votre employeur vous demande un numéro suisse ? Demandez-lui à quoi il doit servir : pour que vos collègues vous joignent, votre numéro français suffit, si votre forfait inclut les appels reçus en Suisse. Le numéro qu’on vous demande à l’embauche, lui, est souvent autre chose : votre numéro AVS, le numéro d’assuré des assurances sociales suisses, sans rapport avec le téléphone.
Sur les 33 forfaits ou groupes de forfaits d’autres opérateurs relevés entre le 18 et le 23 octobre 2026, 17 incluent l’appel passé depuis la Suisse, 6 l’appel de France vers un mobile suisse, et 5 les deux : le relevé en chiffres.
Pour un correspondant suisse, un numéro en +33 est un numéro étranger : quand il vous appelle, c’est son abonnement qui paie, et cela peut lui coûter plus cher qu’un appel local. Si vos collègues vous appellent souvent, ce coût peut justifier un numéro professionnel fourni par l’employeur. Vos propres appels, eux, dépendent de votre forfait : rappeler un collègue depuis la France, l’appeler depuis votre bureau à Genève, décrocher quand vous êtes en Suisse. Certains forfaits facturent l’appel reçu en Suisse. Chez Flytel, les trois sont compris.
Votre employeur vous fournit un numéro professionnel suisse ? Il ne remplace pas votre forfait personnel. La plupart des téléphones récents acceptent une carte SIM et une eSIM, ou deux eSIM. Vous choisissez lequel des deux numéros sert aux appels et lequel aux données mobiles. Voyez la carte SIM virtuelle.
Ce qu’un contrat de travail peut exiger sort du cadre de ce guide.
Comment trancher
Regardez ce que votre forfait actuel prévoit sur trois points : les données mobiles en Suisse, les appels passés depuis la Suisse et les appels vers les numéros suisses. Les trois sont compris ? Un deuxième forfait ne vous apporterait qu’un numéro de plus. Il en manque un ? Un forfait qui comprend les trois, comme ceux de Flytel, vous évite d’en gérer deux.
Pour aller plus loin, voyez pourquoi la Suisse est un cas à part, la règle d’un forfait français, qui demande un usage principalement en France, et les forfaits Flytel.
Questions fréquentes
Pas forcément. Un seul forfait suffit s’il compte des données mobiles en Suisse et inclut les appels passés depuis la Suisse et vers les numéros suisses, comme les forfaits Flytel. Un deuxième forfait demande un second numéro, un second paiement et un téléphone qui gère deux forfaits actifs.
Dans deux cas. Un numéro professionnel imposé par l’employeur : il ne se remplace pas, il cohabite avec votre forfait personnel. Et un usage occasionnel : si vous passez la frontière deux fois par mois, gardez ce que vous avez.
Pas pour appeler ni pour être joint. Un numéro français suffit si le forfait inclut les appels passés depuis la Suisse et les appels vers les mobiles suisses : c’est le cas de tous les forfaits Flytel. Si votre employeur vous demande un numéro suisse, demandez-lui à quoi il doit servir.
Pour être joint et pour appeler, oui, si le forfait inclut les appels passés depuis la Suisse et les appels vers les mobiles suisses : c’est le cas de tous les forfaits Flytel. Pour un correspondant suisse, appeler un numéro français peut coûter plus cher qu’un appel local, selon son propre abonnement.
