Que faire en premier quand on perd son téléphone ou qu’il est volé ?
Verrouillez le téléphone à distance, changez vos mots de passe, puis faites suspendre votre forfait par votre opérateur. Dans cet ordre :
- Verrouillez le téléphone à distance : Localiser sur iPhone, dont le mode Perdu verrouille l’appareil avec votre code et suspend Apple Pay ; Localiser mon appareil sur Android.
- Changez vos mots de passe, à commencer par ceux de votre compte Apple ou Google, de votre messagerie et de votre banque.
- Faites suspendre votre forfait par votre opérateur, et demandez-lui votre numéro IMEI. Votre forfait est chez Flytel ? Vous le suspendez vous-même, tout de suite, depuis votre espace client.
C’est l’ordre de la fiche « Vol d’un téléphone portable » de service-public.fr, relue le 23 septembre 2026, et de la page d’Apple sur l’iPhone égaré.
Qui suspend le forfait, et qui bloque l’appareil ?
Suspendre le forfait, que votre opérateur appelle « la ligne », se demande à l’opérateur. Bloquer l’appareil passe obligatoirement par la police.
« Lorsque vous appelez votre opérateur pour suspendre votre ligne, il doit vous communiquer le numéro IMEI (15 chiffres) de votre téléphone. […] Vous devrez le donner aux services de police ou de gendarmerie. Sans cela, votre téléphone ne pourra pas être bloqué. […] Les forces de l’ordre se chargent d’envoyer la demande de blocage de l’appareil à votre opérateur. »
service-public.fr, « Vol d’un téléphone portable », relevée le 1er septembre 2026.
Le code des postes et des communications électroniques fixe le délai : l’opérateur bloque l’appareil dans les quatre jours ouvrés qui suivent la réception de la déclaration officielle de vol, transmise par la police ou la gendarmerie. Le délai commence donc là, pas à votre appel.
Comment suspendre le forfait après une perte ou un vol ?
En le demandant à votre opérateur, au plus vite : suspendre le forfait ne demande aucune plainte. Tant qu’il n’est pas suspendu, les communications passées avec le téléphone vous sont facturées. Demandez aussi votre IMEI : l’opérateur doit vous le donner, et il sert à l’étape suivante.
Où porter plainte quand le téléphone est volé en Suisse ?
Vous pouvez porter plainte dans l’un ou l’autre pays, ou dans les deux. Le blocage de l’appareil passe par cette déclaration de police. Le guide du ministère des Affaires étrangères pour les victimes françaises à l’étranger conseille de porter plainte sur place, sans attendre le retour, et d’en obtenir une copie : les autorités locales peuvent démarrer l’enquête tout de suite. Le dépôt en France reste possible. La loi française s’applique aux délits commis à l’étranger quand la victime est française, à condition qu’elle porte plainte ou que le pays des faits les dénonce officiellement. Le plus sûr est donc de faire les deux : sur place, puis en France au retour, car seule la plainte française a un effet documenté sur le blocage de l’appareil.
Attention au vocabulaire. En France, la « pré-plainte en ligne » a été remplacée par la Plainte en ligne le 15 octobre 2024 ; à Genève, « pré-plainte » est le nom du service en ligne ouvert en juillet 2026.
Comment porter plainte côté suisse ?
Selon le canton : Genève, Vaud et Bâle-Ville ont trois procédures différentes pour le vol de téléphone.
- Genève a ouvert une pré-plainte en ligne en juillet 2026. C’est le seul des trois cantons à traiter explicitement votre cas : elle est accessible « aux non-résidents pour des faits survenus à Genève ». Le formulaire exige le numéro IMEI. Deux réserves : la signature a lieu au poste de police, et le vol avec violence en est exclu. Pour un vol déjà commis, le canton donne sur son site un numéro non urgent, distinct du 117.
- Vaud propose un formulaire en ligne. Mais il s’imprime, se signe et part par la poste, avec la copie d’une pièce d’identité, sinon il n’est pas traité. Surtout, il exclut nommément le vol à la tire et le vol à l’arraché, deux cas fréquents : il faut alors se rendre au poste.
- Bâle-Ville accepte l’annonce en ligne vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et le téléphone dérobé y est nommément couvert. Le vol à l’arraché d’un sac, lui, doit toujours être annoncé au poste.
En cas d’urgence, la police suisse répond au 117, et le 112 fonctionne aussi, y compris avec une carte SIM étrangère ou non créditée. Les autres numéros d’urgence suisses.
Le délai de trois mois pour porter plainte s’applique-t-il ?
Pas au vol : en Suisse, le vol est poursuivi d’office. On lit souvent qu’une plainte se dépose en Suisse dans les trois mois. C’est exact, mais seulement pour les infractions poursuivies sur plainte. Le vol, lui, est poursuivi d’office : la police s’en saisit dès qu’elle en a connaissance. Signalez-le tout de même sans attendre : plus le vol est signalé tard, moins on a de chances de retrouver l’appareil.
Une perte ne se traite pas comme un vol. En cas de perte, la fiche officielle est explicite : joignez votre opérateur pour suspendre le forfait, et « vous n’avez pas à faire de dépôt de plainte ». Il n’y a pas non plus de blocage de l’appareil : le texte de loi ne vise que les appareils déclarés volés. Le numéro IMEI reste utile pour identifier le téléphone si on le retrouve, mais il ne sert pas à le bloquer.
Le blocage est définitif. La seule source officielle sur ce point est claire : si la police retrouve votre téléphone, le forfait pourra être rétabli, mais « vous ne pourrez plus utiliser votre appareil s’il a déjà été bloqué ». Pensez-y avant de le demander, surtout si vous croyez l’avoir simplement égaré.
Quelles questions restent sans réponse officielle ?
Un téléphone bloqué en France l’est-il aussi en Suisse ? Les sources d’État ne parlent que du territoire français : nous ne pouvons pas dire si le blocage vaut en Suisse.
Le récépissé suisse vaut-il en France ? Aucune page officielle ne se prononce : c’est pourquoi il vaut mieux porter plainte aussi en France, au retour. Pour votre contrat d’assurance, seul votre assureur peut répondre.
Que faire dès maintenant, avant toute perte ?
Notez votre numéro IMEI ailleurs que dans votre téléphone, et activez Localiser. Les autorités des deux pays donnent ce conseil pour l’IMEI, et il ne coûte rien. Composez *#06# pour l’afficher, ou lisez-le sur la boîte d’origine : c’est lui qu’on vous demandera au commissariat, comme sur le formulaire genevois. Sur iPhone, c’est Localiser qui permet de marquer le téléphone comme perdu.
Que faire si votre forfait est chez Flytel ?
Suspendez votre forfait vous-même, tout de suite : dans votre espace client, rubrique Ma carte SIM, touchez « Suspendre mon forfait ». Plus personne ne peut appeler, envoyer de SMS ni utiliser vos données mobiles avec votre carte SIM ou votre eSIM. Les codes que votre banque envoie par SMS n’arrivent plus non plus. Votre forfait reste facturé, et votre numéro reste à vous.
Prévenez ensuite le support, depuis votre espace client (« Nous écrire ») ou à support@flytel.fr : précisez que le téléphone est perdu ou volé, et depuis quand. C’est aussi lui qui lève la suspension, à votre demande. Flytel répond sous 24 heures, tous les jours.
Vous retrouvez ensuite votre forfait sur un nouveau téléphone, avec une nouvelle eSIM ou une nouvelle carte SIM. Dans votre espace client, rubrique Ma carte SIM, choisissez « Obtenir une nouvelle eSIM · 3 € » et payez par carte bancaire. Avec une carte bancaire déjà utilisée chez Flytel, elle est créée aussitôt ; avec une autre, après une vérification de votre identité. L’eSIM du téléphone perdu cesse alors de fonctionner, et le lien d’installation de la nouvelle vous arrive par email. Mettre son eSIM sur un nouveau téléphone. Vous avez une carte SIM classique ? Commandez-en une nouvelle depuis votre espace client, rubrique Ma carte SIM, pour 5 €, frais d’envoi compris, payés à la commande.
Des communications frauduleuses ont été facturées avant la suspension ? Le guide Une facture inattendue après un passage en Suisse explique comment les contester, délais compris.
Questions fréquentes
Verrouillez le téléphone à distance, changez vos mots de passe, puis faites suspendre votre forfait par votre opérateur. Chez Flytel, vous le suspendez vous-même, depuis l’espace client. Suspendre le forfait et bloquer l’appareil sont deux démarches distinctes : la première se demande à l’opérateur, sans plainte ; la seconde passe obligatoirement par la police.
Par la police ou la gendarmerie, avec le numéro IMEI du téléphone, quinze chiffres. Votre opérateur doit vous le donner quand vous demandez la suspension. Les forces de l’ordre envoient ensuite la demande de blocage à l’opérateur, qui bloque l’appareil dans les quatre jours ouvrés suivant la réception de la déclaration officielle de vol.
Dans l’un ou l’autre pays, ou dans les deux. Le ministère des Affaires étrangères conseille de porter plainte sur place, sans attendre le retour, et d’en garder une copie. Portez plainte aussi en France au retour : c’est la seule plainte dont l’effet sur le blocage de l’appareil est documenté.
Pas au vol. En Suisse, le délai de trois mois vaut pour les infractions poursuivies seulement sur plainte. Le vol est poursuivi d’office : la police s’en saisit dès qu’elle en a connaissance.
Dans votre espace client Flytel, rubrique Ma carte SIM, demandez une nouvelle eSIM, pour 3 € payés par carte bancaire. Avec une carte bancaire déjà utilisée chez Flytel, elle est créée aussitôt ; avec une autre, après une vérification de votre identité. L’eSIM du téléphone perdu cesse alors de fonctionner, et le lien d’installation de la nouvelle vous arrive par email.
