Flytel est un opérateur mobile. Nous ne donnons pas de conseil juridique, fiscal ou social. Cette page rapporte ce que disent les textes et les organismes officiels, avec leurs sources et la date à laquelle nous les avons relus. Elle ne remplace ni ces organismes, ni un conseil sur votre situation. En cas de doute, l’organisme compétent est nommé dans chaque section : c’est lui la référence.
Ce que c’est, et qui est concerné
Le permis G est l’autorisation frontalière suisse. Elle permet de travailler en Suisse tout en habitant de l’autre côté de la frontière. Cette page décrit le régime des ressortissants d’un État de l’UE ou de l’AELE, domiciliés dans l’un de ces États : celui de la plupart des frontaliers français. Les autres nationalités relèvent d’un autre régime, avec des quotas et des zones frontalières à respecter. Si c’est votre cas, adressez-vous au service des migrations du canton.
Pour les Européens, les anciennes zones frontalières n’existent plus. Le Secrétariat d’État aux migrations écrit que « les zones frontalières ont été supprimées » et que le frontalier a « droit à la mobilité professionnelle et géographique dans toute la Suisse ». Il n’y a donc plus de distance maximale au domicile. Les zones ont disparu le 1er juin 2007, d’après le rapport de l’Observatoire sur la libre circulation publié par le SECO en 2017. Reste l’obligation de retour, décrite plus bas.
Qui fait la démarche
La demande se traite dans le canton où vous travaillez, sans guichet fédéral, et chaque canton a sa procédure. À Genève, c’est le travailleur lui-même qui dépose la demande, en ligne, auprès de l’OCPM, avec pièce d’identité, photo et contrat ou attestation de l’employeur. L’autorisation est ensuite transmise directement à l’employeur, dans un délai moyen annoncé de douze semaines. Vous pouvez commencer à travailler dès l’envoi du dossier complet, sans attendre l’autorisation.
Dans le canton de Vaud, c’est l’employeur qui dépose la demande, en ligne, depuis le 1er janvier 2022, d’après le canton. Les formulaires papier G1 (première demande) et G2 (renouvellement ou modification) existent encore. Le permis y est une carte au format carte bancaire. Elle demande une saisie biométrique au Centre de biométrie de Lausanne, et la convocation est envoyée à l’employeur. La démarche exacte se vérifie auprès du canton de votre employeur.
Pour le coût, les barèmes publiés début 2026 donnent un ordre de grandeur. À Genève, l’autorisation coûte 65 francs, pour une première demande comme pour une prolongation. Dans le canton de Vaud, elle coûte 70 francs, soit 65 francs plus 5 francs d’envoi recommandé ; l’employeur et le travailleur en sont débiteurs ensemble. Un changement d’employeur y coûte 55 francs.
Sa durée de validité
La règle fédérale distingue trois cas, selon le contrat de travail :
- Contrat d’un an ou plus, ou à durée indéterminée : l’autorisation est valable cinq ans, et le nom de l’employeur figure sur le document.
- Contrat de trois mois à un an : l’autorisation est valable pour la durée du contrat, et se prolonge si l’engagement est renouvelé.
- Moins de trois mois dans l’année civile : une simple procédure d’annonce en ligne suffit, sans permis.
Un indépendant obtient un permis de cinq ans s’il prouve une activité effective en Suisse, d’après la même fiche fédérale.
Au renouvellement, à Genève, l’employeur reçoit en principe un avis d’échéance un mois avant la fin de validité. Un changement d’employeur s’annonce à l’OCPM dans un délai de quatorze jours, mais les pages de l’OCPM divergent : avant la prise du nouvel emploi pour l’une, après pour sa foire aux questions. Le plus sûr est de l’annoncer avant.
L’obligation de retour au domicile
« Ils doivent retourner en principe chaque jour ou au moins une fois par semaine à leur domicile à l’étranger. »
Secrétariat d’État aux migrations, fiche « Frontaliers », relevée le 11 septembre 2026.
En principe, vous rentrez donc chaque jour, et au moins une fois par semaine. Le canton de Vaud précise le cas du séjour en semaine : vous pouvez dormir en Suisse du lundi au vendredi, à condition de vous annoncer auprès de la commune suisse de résidence. Ce choix a toutefois des conséquences fiscales, qui ne relèvent pas du permis. Le statut fiscal de frontalier repose sur le retour quotidien.
Quand l’emploi s’arrête
Le permis G est lié à l’emploi, et s’arrête avec lui. À la question « mon permis G reste-t-il valable si je ne travaille plus pour mon employeur ? », la FAQ genevoise répond non. L’employeur doit annoncer la fin des rapports de travail dans les quatorze jours. Il n’existe pas non plus de permis pour chercher un emploi. Pour l’indemnisation, la règle européenne s’applique : au chômage, le frontalier a droit aux prestations dans son pays de domicile, donc en France. La page chômage et retraite explique la démarche.
Le télétravail : trois seuils, aucun ne vient du permis
Le télétravail prête souvent à confusion, parce que trois règles différentes se ressemblent :
- Pour le permis, aucun seuil. Le droit qui régit votre autorisation de travail ne fixe pas de seuil de télétravail.
- Pour l’impôt, le seuil est 40 %. Jusqu’à 40 % de télétravail par an, votre imposition ne change pas. Le détail est sur la page impôts.
- Pour la sécurité sociale, deux seuils : 25 % et 50 %. Sous 25 % de télétravail depuis la France, vous restez affilié en Suisse. De 25 % à moins de 50 %, vous pouvez y rester si votre employeur le demande, avec votre accord. La page assurance maladie donne la règle.
Une page vous annonce « le télétravail autorisé par le permis G » ? Elle mélange ces trois règles. En cas de doute sur votre situation, la réponse appartient à l’employeur et au canton.
Les limites de cette page
Deux points n’ont pas de source officielle que nous ayons trouvée. Nous ne les avons donc pas repris.
- Un délai de traitement pour le canton de Vaud, que le canton n’annonce nulle part.
- Les coûts et les délais des autres cantons frontaliers, Valais, Neuchâtel, Jura, Bâle et Berne.
La démarche varie d’un canton à l’autre. Cette page cite Genève et Vaud parce que leurs pages sont publiques et datées.
